Les randos de Paul et Michèle

MOISSAC-FISTERRA

Classé dans : 6- IRUN-SANTIAGO DE COMPOSTELLE — 26 octobre, 2012 @ 17:00

 

Pour la suite de notre périple  nous suivons la voie parallèle au Camino Francès menant à Compostelle, le Chemin côtier ou Camino del Norte, puis le camino primitive. Ce chemin fut emprunté dans les premiers temps du pèlerinage. Ce tracé traverse le Pays Basque, la Cantabrie, les Asturies et la Galice.

 Retrouve les photos à la fin du chapitre

 IRUN SAN SEBASTIEN DONOSTIA

 MARDI 31 07 2012

24 KMS

Changement  de pays, changement de cultures les hébergements pour la plus part « des dortoirs une cuisine ce qu’il y a de plus sommaire mais suffisant pour une nuit ». Nous sommes toujours en compagnie  d’ Aline, Isabelle et Hubert. A Irun nous feront connaissance avec un ancien légionnaire qui deux an plus tôt a rencontré sa femme une Italienne sur le chemin.

La première partie du parcours, nous avons suivi des sentiers qui longent le rivage au-dessus de hautes falaises qui plongent dans les eaux tumultueuses de l’océan.

 À Pasai Donibane, l’ermitage Santa Ana, nous offre une vue fabuleuse sur la baie et son port.. Une navette continue de permettre le passage des pèlerins et des visiteurs de l’autre côté.

À Pasai San Pedro  pause tapas  puis on commence l’un des tronçons les plus spectaculaires de la côte de Guipúzcoa, avec le chemin bordant les falaises. Au point le plus élevé se dresse le Phare de la Plata, fantastique vigie sur l’entrée du port. Plus loin, en plein mont Ulia, le chemin grimpe vers une ancienne tour de guet, utilisée depuis l’époque médiévale pour la localisation des baleines. Le chemin descend vers la ville en nous régalant de vues imprenables.

Saint-Sébastien, avec à l’arrière-plan la très belle plage de la Zurriola et le Mont Urgull. Nous resterons deux jours pour visiter cette ville.

Le Palais des Congrès Kursaal, le Théâtre Victoria Eugenia et l’Hôtel María Cristina. 

SAINT-SEBASTIEN-ORIO

Jeudi 02 08 2012

14 KMS

 Poursuivant notre route par la Promenade de La Concha, on remarque le Palais de Miramar, construit sur les ruines d’un ancien couvent. Après la baie, le chemin grimpe vers Igeldo. Par des pistes et des chemins tranquilles, nous atteindrons les premières fermes d’Orio et son centre historique.

 

ORIO-ZUMAIA

Vendredi 03 08 2012

17 kms

Le chemin continue doucement et nous observerons bientôt le promontoire où se situe Getaria, l’un des plus anciens ports de Guipúzcoa. Ses rues médiévales accueillent l’église de San Salvador.

Les paysages sont toujours aussi beaux.

La journée sera dure pour Hubert qui ne se sent pas bien, il a dû prendre froid sur la plage de St Sébastien, où un orage nous a surpris lors du pique-nique.   

ZUMAIA-DEBA

 Samedi04

17kms

Ce matin Hubert ne va pas mieux mais insiste pour continuer.

Poursuivant le chemin depuis Zumaia, une ascension nous mène à l’ermitage de San Sebastián à Elorriaga (Elorrixe), après un chemin un peu irrégulier, nous atteignons, le sanctuaire d’Itziar, qui possède l’une des plus anciennes vierges. Depuis Itziar, un chemin descend vers l’ermitage de San Roque et peu après, vers la localité de Deba cité balnéaire.

 

 Deba

Markina

25kms 

À partir de Deba, le chemin abandonne temporairement la côte et s’introduit en Biscaye.

Nous longeons des ruisseaux, entrons en forêt, retrouvons les prairies.

Nous allons de village en village, comme celui de Bolibar, village natal des ancêtres de Simon Bolivar, héros de l’histoire de l’Amérique Latine. L’étape se déroule agréablement jusqu’à ce que nous découvrions la ville de Gernika, dans sa vallée…Gernika

est tragiquement connue car cette ville fut martyrisée le 26 avril 1937, un jour de marché, par les avions de la légion Condor allemande, alliée de Franco.  Le bombardement fit plus de 2000 morts.  Picasso a immortalisé dans un tableau, de façon saisissante, ce tragique évènement

Après une traversée dans un cadre boisé, et montagneux, nous atteindrons la localité de Markina-Xemein.

Les parties goudronnées sont plus fréquentes.

Les nouvelles de Hubert  ne sont toujours pas formidables.

 

Markina

Bilbao

30 kms

 Aujourd’hui Hubert décide de consulter un médecin il continuera plus tard son chemin.

Après le petit-dej nous poursuivons notre route.  Une journée bruyante, entre routes et autoroutes à l’approche de cette grande ville…  Mais peu après le départ, à l’entrée de Zamudio, les flèches   nous envoient en forêt vers les pentes du Mont Abril qui domine Bilbao. Arrivés au sommet, nous avons un vaste panorama sur la plus grande ville du Pays-Basque: on distingue au loin le Musée Guggenheim.

Le ballet d’avions autour de l’aéroport international témoigne de l’activité de cette métropole.

Nous nous enfonçons dans la ville sur la piazza de Santiago où se dresse la Cathédrale Santiago: St Jacques est, en effet, le patron de la ville de Bilbao.

Bilbao

Pobena

12 kms

 Nous sommes de nouveau tous les deux pour quelques jours le temps que Hubert se soigne.

On est tenté d’écouter pour une fois le topo-guide qui nous conseille de continuer en train, le trajet urbain et industriel, le long de la ria jusqu’à Ortella.

On quitte doucement l’enfer urbain, les raffineries

Pour le petit village de  Pobeña,et la magnifique playa de l’Arena l’albergue est installée dans les anciennes écoles, tout près de la plage. 

Pobena

islares

24 kms

Nous quittons Pobeña.Un dernier regard sur la plage et nous empruntons tout de suite le bord de mer par un beau sentier qui court à flanc de colline.  C’était autrefois un petit chemin de fer qui transportait du minerai et en contrebas subsistent d’anciennes installations où les bateaux chargeaient leurs cargaisons. Nous approchons de Onton et nous allons quitter le Pays Basque pour entrer enCantabrie.

Nous passons par la belle ville touristique et portuaire de Castro Urdiales.

A la sortie de Castro Urdiales, nous retrouvons tout de suite la campagne, les chemins et les petites routes, parmi les chèvres. Le parcours qui nous amène à Islares est essentiellement maritime et nous admirons la beauté de cette côte Cantabrique avec les falaises qui plongent dans l’Océan.

Islares

Santona

 34 kms

L’étape de ce jour est assez longue et le sentier nous semble exagérément sinueux mais traverse quand même de beaux coins…

L’étape continue avec de solides montées, jusqu’à Liendo: les eucalyptus et les chênes verts habillent les monts; l’élevage de bovins.

Nous arrivons enfin à la Pointe de Laredo;  Santoña est en face mais il faut franchir la Ria et prendre la navette du passeur qui accoste à même la plage: c’est folklorique.

 Santona

guemes

30 kms

 À Bareyo où se dresse la belle colegiata Santa Maria de Bareyo.

Ce soir le Padre qui dirige la très belle albergue nous emmène dans une chapelle pour un concert des chemins de compostelle.

Nous retrouvons Marie.

 Guemes

cudon

17 kms

On arrive enfin à Somo (ouf!) et nous attendrons  à l’embarcadère l’arrivée du bac pour une traversée d’une demi-heure  vers  Santander

 

Aujourd’hui, une variante qui nous permet de suivre la côte et de découvrir, l’estuaire de la Ria du Rio de Mogro

Nuit chez un privé.

Cudon

Santillana

13 kms

 Un petit vent vient de la mer rafraîchir l’atmosphère  chasser les fumées de l’ usine Solvay installée dans cette vallée.

Nous poursuivons par des routes de campagne tranquilles mais goudronnées, traversant villages et fermes.  Hier et aujourd’hui, pas de sentiers herbeux ni de barrières à ouvrir et fermer.  Il est vrai qu’en Cantabrie, nous aurons eu beaucoup de bitume mais qu’importe!

Nous arrivons dans le magnifique village de Santillana del Mar

Nous nous attardons longuement dans ce magnifique village ancien.  Deux rues, pavées de galets, bordées de palais et de demeures somptueuses,  parcourent la cité.

Santillana

Comillas

23 kms

 Nous continuons par nos petites routes tranquilles vers Cobreces.

l’Abbaye Cistercienne de Santa Maria de Villacelis.

 Moins de goudron et plus de sentiers et de chemins empierrés et dans les champs, des fruits!  On cultive par ici des citrons, des oranges, des mandarines…

Nous arrivons à Comillas, dominée par l’architecture imposante de l’Université Pontificale.  La vieille ville est agréable  est aussi une belle station balnéaire.

Comillas

serdio

21 kms

Toute la journée, nous aurons souvent aperçu la mer et les belles plages de cette côte.

San Vicente de la Barquera Nous n’y sommes pas encore et une bonne descente nous attend avant d’atteindre ce pont imposant. 

 Par des routes de campagne tranquilles; au terme d’une longue montée, nous débouchons dans le vallon de S. Vicente, des prairies entourées de murets de pierre

 Serdio

Colombres

10 kms

Unquera, ville sans grand intérêt touristique.

 Nous les abordons par un long chemin empierré qui monte longuement avant de redescendre sur Colombres, avec ses villas colorées, d’inspiration coloniale rappelant l’Amérique latine,  sa végétation luxuriante et ses palmiers 

 

Collombres

 llanes

24 kms

 Nous nous enfonçons dans le « Valle oscuro »…  Cette « vallée obscure du fait qu’ici, la fée électricité est arrivée bien tardivement.

Nous quittons cette belle vallée par un splendide défilé tandis qu’apparaissent les premiers « horreos », ces greniers sur pilotis destinés  au  séchage du grain.

Les Asturies sont le pays des Sidrerias

Les pommiers, ici, envahissent la campagne et nous apercevons d’énormes cidreries…

Une forêt d’eucalyptus avant de déboucher sur Llanes.

 

Llanes

 San esteban de leces

 36 kms

Peu après Celorio, nous voici en vue de Niembro au bord de la lagune.

                                                     San esteban

Isla

15 kms

 Le parcours de ce jour est bien agréable: petits chemins, sentiers dans les prairies, en bord de mer, longeant les falaises, avant de traverser des landes de fougères… Ces belles plages, proches du village de Véga, sont le paradis des surfeurs qui campent auprès de leurs fourgons à quelques pas de la plage.

Isla une très belle station balnéaire.

Isla

Villaviciosa

22 kms 

Cette étape nous voit quitter la Costa Verde pour désormais nous enfoncer dans les terres et découvrir la montagne des Asturies.

 

Les villages traversés sont nombreux et les horreos sont légion

 Continuant notre chemin dans les bois d’eucalyptus, nous apercevons de nouveau, dans le lointain, un bras de mer formant la Ria de Sebrayo.

Nous suivons les flèches jaunes qui, en terme de montées et de descentes.

Villlaviciosa

La pola de siero

28 kms

 Nous finissons par arriver en vue du fond du vallon de Valdedios où s’élève une imposante abbaye cistercienne

De l’Alto de Campa, la vue panoramique s’étend sur toute la vallée de Sariego, irriguée par la rivière Nora.

Nous reprenons la route -ou plutôt les chemins- pour une halte près de l’ermita Santiago de Sariego.

La pola

Oviedo

23 kms

 Nous voici à Colloto où nous entrons en franchissant le pont médiéval à deux arches

 Oviedo.

Nous voici dans la capitale de la Principauté des Asturies.

La cathédrale San Salvador renferme la « Chambre Sainte« , vers laquelle convergeaient les pèlerins du Moyen Age.

Ce soir nous ferons de nouvelles rencontres Jean-Marie,Annick et Bernard avec qui nous effectuerons  de longues étapes et avec qui nous sympathiserons.

Oviedo

Villapanada

28kms

 La deuxième partie que nous empruntons, notre itinéraire oblique au sud-ouest, à l’intérieur des terres et nous fait traverser les montagnes asturiennes. Dans cette portion, le Chemin du Nord prend le nom de Camino Primitivo.

Aujourd’hui, encore, c’est une étape de toute beauté.

Une forte montée nous introduit dans le cœur des Asturies.

 Cols et vallées se succèdent dans un décor superbe. Des modes de vie traditionnels persistent encore dans de nombreux endroits nous procurant un dépaysement certain. Dans les villages isolés, d’énormes horreos à 6 ou 8 piliers et des pigeonniers circulaires en pierre entourent fermes et maisons. Fontaines des pèlerins, petits ermitages, vestiges d’hôpitaux pour pèlerins jalonnent notre chemin une lente montée nous conduit au col d’Acebo à 1030 m d’altitude qui marque l’entrée en Galice.

Villapaneda

Salas

20 kms

 Nous entamons, à froid et dans le brouillard, la longue montée vers l’Alto del Fresno. Généralement, au-dessus des nuages, il y a le soleil!

Quand nous sortons du brouillard au sommet du col

Toujours autant d’horreos! Sur le chemin vers Salas… que nous atteignons, en passant au pied de cette tour qui appartenait à l’ancien château.

salas

Tieno

 19 kms

 

Deux heures de montée au départ de Salas vont nous conduire, après Porciles, sur l’altiplano à travers de magnifiques sous-bois. Nous arrivons pour de bon dans la montagne asturienne.

Les maisons de Tineo, étagées à flanc de colline.

Tieno

Pola allande

32 kms

La sortie de Tineo nous rappelle tout de suite que nous sommes désormais en montagne, car la montée nous cueille à froid mais les chemins creux, entourés de silence, atténuent les efforts que nous demandent ces grimpettes.

Puis le chemin redescend en forêt et un petit détour permet de visiter le monastère Santa Maria la Real de Obona, caché au fond de son vallon. 

C’est aussi la journée des cols: peu après le départ de l’étape, nous avons franchi l’Alto de Pietratecha ( 900 m.) et en fin de parcours, nous franchissons l’Alto de Lavadoira (815 m.).

Malgré sa longueur, cette étape n’a rien à envier aux précédentes… On se trouve bien dans cette montagne où l’on navigue la plupart du temps autour de 900 m. d’altitude.

Voici la forteresse de Cienfuegos qui nous indique que nous arrivons à Pola de Allende... avec ses maisons cossues des Indianos (on appelle ainsi ceux qui firent fortune en Amérique). 

Pola allande

La Mesa

20 kms

En consultant notre guide, nous ne devrions pas voir grand monde aujourd’hui car les villages semblent rares sur le parcours!

Le premier village traversé, La Reigada, ne comporte que quelques maisons dont certaines sont abandonnées.

Portions de routes goudronnées et sentiers alternent… Le Rio Nison se distrait en franchissant quelques cascades minuscules…  Des passerelles de bois nous facilitent le franchissement de quelques ruisseaux; le balisage -dont je parle peu- est généralement satisfaisant.

Cette période de montée s’achève  – pour le moment-

Au Puerto del Palo (1146 m.)

 C’est le point culminant de ce Chemin du Nord.

 

La vue (malgré les pylônes) est magnifique

 Il faut tout de même se décider à poursuivre notre chemin par un sentier qui court sur le sommet, avant de redescendre légèrement vers les ruines du village de

 Montefurado

 Nous quittons à regret ce havre de paix en parcourant encore longtemps des sentiers à flanc de montagne, traversant quelques hameaux…  C’est une nature sauvage mais belle…

En redescendant, nous entrons en forêt; une piste, sous les conifères, apporte un peu de variété… mais nous sommes heureux de retrouver les sentes à l’air libre et d’embrasser du regard de vastes horizons qu’une léger voile de brume -il fait chaud!- commence à envelopper.

En fin de parcours, nous suivons une route sinueuse car elle épouse le fond de vallée et nous semble interminable…  Aujourd’hui, c’était une véritable étape « de montagne »!

Lago, Berducedo… autant de petits villages, possédant parfois un bar (nous n’oublions pas de faire nos courses à Berducedo….), que nous traversons avant d’arriver au terme de l’étape à La Mesa où nous logeons dans le refuge du pèlerin installé dans l’ancienne école

Ce soir Paul prépare le repas pour Jean-Marie, Annick et Bernard mais ces deux derniers ne nous rejoindrons pas car il se sont arrêtés un peu plus tôt nous nous retrouverons deux étapes plus tard. Michèle fait la lessive et Jean-Marie qui comme a son habitude s’est isolé pour faire une aquarelle de notre auberge (un magnifique tableau qu’il nous enverra en souvenir)

La Mesa

Castro

20 kms

 Le chemin ne cesse de monter et descendre… on est en montagne, oui ou non!

En effet, 800 m. de dénivelé nous attend pour descendre, sur sept kilomètres, vers la retenue d’eau de Salime.

 

Après Buspol, nous parcourons d’abord un sentier dans la lande et la bruyère; puis des lacets nous permettent d’admirer les montagnes et de découvrir de temps à autre, le lac de Salime, tout en bas.

Notre descente traverse une zone de forêt de conifères puis de châtaigniers  jusqu’à la route qui nous permet de franchir le barrage de Salime.

Après cette descente « vertigineuse » vers le lac, il ne nous reste plus qu’à remonter, par la route, vers le village de Castro. 

Castro

E padron

24 kms

 Au Puerto de Acebo (1030 m.), nous quittons les Asturies pour entrer en Galice et bientôt, une borne nous indiquera qu’il reste « très exactement » 170km 937 avant d’atteindre la cathédrale de Santiago!

 A Fonsagrada nous réserve, pour l’atteindre, une rude montée

 

E padron

Castroverde

25 kms

Nous restons toujours aux environs de 1000 m. et parcourons le même type de sentiers que les jours précédents, bitume y compris!

A l’Alto de Montouto (1050m.), l’atmosphère est étrange.  Il y a là, dans la brume, les vestiges assez imposants d’un Hôpital Médiéval du XIV° siècle qui accueillait les pélerins…  Quelques centaines de mètres plus loin, un bruit sourd nous intrigue, celui des pales d’éoliennes, noyées dans le brouillard,  que nous n’apercevons qu’au dernier moment, sur le bord du chemin.

Nous sommes toujours en altitude, franchissant, par exemple, l’Alto de Fontaneira (930m.) ou encore, l’alto de Corballin

Nous traversons des hameaux plus ou moins déserts, avec leurs anciennes écuries circulaires (celeiros) où l’on enfermait chèvres et brebis.

Ce Chemin se parcourt aisément, sauf entre Couto et A Lastra où une longue montée dans un vieux chemin presque à pic nous semble interminable: ce sera la vraie seule montée de la journée, mais on s’en souviendra!

Castroverde

Lugo

23 kms

Etape plus douce, donc, avec un peu de goudron mais surtout des chemins de campagne, à travers les herbages et les forêts; à part quelques champs de maïs, il y a peu de cultures; ça et là, quelques carrières de granit.

 

Nous entrons dans Lugo par la Puerta de San Pedro, une des six portes de la ville, entourée de murailles romaines des 3ème et 4ème Siècles (classées Patrimoine de l’humanité). Comme les pèlerins d’antan, nous nous recueillons devant la Virgen de los Ojos Grandes (la Vierge aux grands yeux) et devant le Saint Sacrement exposé sans interruption depuis le 12ème siècle.

Nous passerons la soirée en compagnie des canadiens Hubert enfin guéri.

 Lugo

Ferreira

26 kms

 Nous quittons Lugo par la Puerta de Santiago, dominée par une imposante gravure représentant S. Jacques Matamoros; plus loin nous franchissons le pont romain et le fleuve Miño et remontons une route pentue, très fréquentée en début de matinée. Les bornes jacquaires, nombreuses, égrènent leur compte à rebours des kilomètres nous séparent de Santiago, ici: 101km858

Ferreira

Ribadisio

33 kms

Aujourd’hui encore, alternance de petites routes de campagnes et de sentiers dans la lande, traversée de fermes boueuses. Le bruit des éoliennes, nous est devenu familier.

Nous voici à Mélide où le chemin rencontre le Camino Francès.

Nouvelle rencontre Solange encore une canadienne avec qui nous irons à Santiago.

Ribadisio

Gozo

38 kms

 Nous avançons rapidement, traversant Arzua,puisSanta Irene.

 Voici Lavacolla où les pélerins d’autrefois faisaient leurs ablutions « du haut en bas » avant d’aller honorer l’Apôtre.

 Nous arrivons au Monte do Gozo… Ce lieu si important pour les pélerins de jadis car c’est de cet endroit qu’ils apercevaient -enfin!-, assez proches, les tours de la Cathédrale… d’où ce nom: « mont de la joie » (montjoie).

Ce soir avec Solange, Annick et Bernard nous ferons un resto excellent.

Gozo

Santiago

6 kms

 Nous entrons dans Santiago, Après les formalités d’arrivée.

Nous nous retrouvons dans la cathédrale pour la messe de midi.

Cet après-midi, nous flânons dans Santiago où sur la place de l’Obradorio, observant les amis pèlerins qui se promènent en savates… Mais aussi des scènes de retrouvailles: on s’est croisé sur le chemin, on s’est perdu, on s’est retrouvé…

Et les mots sont inutiles -ou se bousculent- pour partager ce que l’on ressent… 

Santiago

Neigreira

22 kms

 Nous projetons donc de continuer notre périple jusqu’a Muxia avec son impressionnant sanctuaire du Cabo de la Barqua qui surplombe les énormes rochers de la côte. Et même jusqu’à Cap Finistère village du bout du monde.

Negreira

Oliveira

33 kms

En sortant de Compostelle nous emprunterons une route rectiligne jusqu’à l’ancien monastère de San Lourenzo et le petit hameau perché de Sarela de Baixo où nous aurons une vue imprenable sur la vieille ville et la Cathédrale de Santiago. Nous passerons par Ponte Maceira, superbe village qui s’étend sur chaque rive du rio

Décor magnifique de granit. Pour arriver dans la petite ville de Negreira

 

Oliveira

Muxia

31 Kms

Nous traversons des paysages de moyenne montagne malgré une altitude faible. 

Nous allons dans un bar à Dumbria pour un petit café. Nous avons fait environ 10 km. Il m’en reste une vingtaine 

Et surprise, au détour d’un sentier, Et plus loin, alors que l’horizon se dégage, l’Océan Atlantique !

 

Quelques kilomètres de routes et c’est la descente vers Muxia. Une plage, une crique, des dunes, l’air marin.

Ce soir nous montons au-dessus du sanctuaire marial Nostra Senora de Barca, là où, selon la tradition, la barque de la Sainte Vierge arriva pour encourager l’apôtre St-Jacques dans sa prédication espagnole. Un paysage exceptionnel.

Muxia

Fistera

42 Kms

Le cap Finisterre, là où d’après la légende, le corps de l’apôtre Jacques serait arrivé par la mer avant d’être enterré par quelques fidèles à Compostelle. Mais la légende continue jusqu’au beau village côtier de Muxìa, où la Vierge est apparue à Jacques plusieurs années auparavant.
Pour nous, c’est l’émotion de finir le Chemin jusqu’à l’Océan ; la beauté de cette côte rocheuse, sauvage et déchiquetée mérite de prolonger le plaisir de notre périple.

 Conclusion

 Pour nous un chemin inoubliable, des paysages merveilleux des rencontres extraordinaires.

Nous pansons souvent notamment :à tous ses hospitaliers,aux bons moments  que nous avons partagé avec,  ISABELLE ,HUBERT, ALINE, MARIE,JEAN-MARIE, ANNICK, BERNARD,SOLANGE et bien d’autres.

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1206 Kms parcourus cette année. 

 

 

 

 

 

 

 

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