Les randos de Paul et Michèle

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Le chemin de Robert Louis Stevenson.

Posté : 1 janvier, 2012 @ 7:31 dans STEVENSON | Pas de commentaires »

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Septembre 2011

Il est 2 heures du matin, nous partons de Cornas en voiture jusqu’ au Monastier-sur-Gazeille pour effectuer le chemin de Robert Louis Stevenson.

Jour 1    dimanche : Le Monastier-sur-Gazeille /Landos, 28 kms

 Et c’est parti pour 9 jours et 201 kms de randonnée ! Point de départ : Le Monastier-sur-Gazeille, petite bourgade assoupie au profond du Velay, avec son église abbatiale des XI, XV et XVIe siècles, et son massif château du XVIe siècle abritant aujourd’hui un musée sur la vie rurale du Velay d’antan. Le randonneur peut aussi débuter son chemin du Puy-en-Velay, à 19 kms au nord, et dont le site présente un fabuleux décor naturel.

6h30 Il fait encore nuit lorsque nous quittons le village.

Après avoir traverser la Gazeille, que Stevenson entendait gazouiller avant de s’endormir, nous empruntons un chemin caillouteux traversant bois et plateaux jusqu’à Saint-Martin-de-Fugères. De là, nous descendons par un petit chemin de terre jusqu’à la Loire et le village de Goudet. La descente, plutôt ardue, est magnifique, avec de très beaux points de vue au loin sur les anciens volcans aux sommets arrondis. De la nature, du soleil, un petit vent frais, que demander de plus !
Ce n’est pas la Loire majestueuse des châteaux que nous franchissons à Goudet mais une rivière aux eaux rapides . Il faut dire qu’avec ses 1 012 kms, qui en font le plus grand fleuve de France, la Loire prend sa source non loin d’ici, au Mont Gerbier-de-Jonc en Ardèche. Se dressent, à Goudet toujours, les ruines majestueuses du château de Beaufort,.

 La remontée jusqu’à Montagnac n’est pas des plus faciles non plus, c’est le moins qu’on puisse dire : ces premières heures de rando n’épargnent pas le marcheur et le mettent instantanément dans le bain !e chemin nous échangeons quelques mots avec deux amis accompagnés d’un âne et un chien de troupeau.Entre Montagnac et Barguettes, les vues panoramiques à couper le souffle se succèdent.

La balade entre Barguettes, Le Bouchet-Saint-Nicolas et jusqu’à Landos n’est malheureusement pas des plus intéressantes, même si la ville possède une très belle église romane.

Nous arrivons à Landos à14h juste avant la pluie,notre premier gîte un bar sur la place du village est bien animé pour un si petit bourg (un festival folk se déroule pour le week-end).Le patron bien éméché entouré de jeunes rastas, nous accueille gentiment et nous offre une bière en terrasse.

Nous sommes bien heureux d’être à l’abri nous assistons au passage et à l’arrivée de randonneurs trempés sous un véritable déluge.

 Après un bon repas au resto du village nous retournons au bar (gîte) pour une nuit bien méritée.

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Jour 2

 Lundi: Landos/ langogne, 19 kms

Pleins de fougue et de curiosités en ce début de deuxième journée de rando.

 Peu avant Jagonas, la route se dégage à nouveau pour nous offrir des vues magnifiques et ce, jusqu’à la jolie ville de Pradelles. Bourg médiéval et renaissance anciennement fortifié, Pradelles offre de belles découvertes au curieux qui prendra le temps de se promener de par ses rues tortueuses : place de la Halle, hôtels particuliers, château du Mazigon du XIIIe siècle (privé), château du Mazonric du XVIe siècle (privé aussi), Tour de Rochely, ainsi que de nombreux points de vue sur la vallée du Haut-Allier et le lac de Naussac. Nous trouvons un parc à l’abri du vent pour déjeuner avant d’entreprendre la descente de Pradelles jusqu’à Langogne, porte d’entrée du pays du Gévaudan (le pays de la fameuse bête féroce), est très belle. Le centre ville de Langogne offre quant à lui quelques belles pierres : l’église romane du XIIe siècle et sa centaine de chapiteaux sculptés, la place et ses maisons bâties sur un plan circulaire à la fin du XIIe siècle, la halle, classée comme l’église « Monument historique », ainsi que quelques jolies rues montantes.

 

La bête de Gévaudan a certes terrorisé le Gévaudan, mais aussi l’Auvergne et le Velay et ce, durant 3 longues années. Les attaques débutèrent du côté de Langogne et cessèrent le 19 juin 1767, date à laquelle Jean Chastel tua une bête féroce qui ressemblait à un loup, sans toutefois savoir précisément à quelle race elle appartenait. Certains parlèrent d’un animal exotique comme une hyène, d’autres du fléau de Dieu… Ce qui est sûr, c’est que cette bête attaqua, de jour comme de nuit, une centaine de personnes, femmes et enfants principalement, dont beaucoup moururent, et qu’elle fit beaucoup parler d’elle, au point que la cour du roi Louis XV s’y intéressa fort.

 A Langogne, nous décidons de quitter le GR70 pour nous rendre au lac de Naussac, que nous avions pu apercevoir de Pradelles. Barrage-réservoir de 1 100 hectares et d’un pourtour de 7kms, il propose une base de loisirs.

Ce soir la demi pension un hôtel à l’entrée du village simple mais bien tenu.

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 Jour 3

 Mardi : Langogne / Cheylard L’Evêque, 16kms

 

De Langogne à Saint-Flour-de-Mercoire, il faut avouer que la route n’a aucun intérêt. Mais à partir de Saint-Flour, le paysage se bonifie et nous offre à admirer une campagne apaisante, de jolis bois et des décors marécageux où gambadent quelques chevaux. Des lieux qui invitent au repos…

 Cheylard-l’Evêque est un petit bourg charmant composé de quelques belles bâtisses et dominé par une chapelle haut perchée qui offre une très jolie vue sur les environs. Nous arrivons les premiers, le gîte n’est pas ouvert mais un petit jardin avec relax est à la disposition  des randonneurs nous en profitons pour faire un peu de lecture et petit à petit l’endroit se remplit. Les uns soignent des ampoules naissantes les autres commentent leur journée le tout se déroule très chaleureusement.

  Le refuge du Moure, l’accueil joyeux, abrite à la fois dortoirs et chambres individuelles, est le seul hébergement possible de l’étape.Ce soir nous sommes 26 dans la salle à manger tout de bois vêtue et le parquet qui grince. Autour de la grande tablée nous retrouvons les deux amis rencontrés lors de notre première étape, nous faisons connaissance avec Jean-marie,Dolly,Roger,VEIT(un allemand),une suissesse et d’autres avec qui nous ferons un bout de chemin ensemble.

Le repas l’un des meilleurs que nous ayons eu lors de nos différentes randonnées nous a été préparé par le propriétaire un ancien cuisinier du palais de l’Elysée  et aussi ancien grand baroudeur (le pole nord avec Jean Louis Etienne).

 Avec notre chambre au charme désuet et confortable nous nous y sentons bien et y passons une bonne nuit.

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 Jour 4

  mercredi: Cheylard-L’Evêque /Notre Dame des Neiges, 24 kms

Aujourd’hui, un détour au programme Notre Dame des Neiges. La première partie de l’ittinéraire, qui nous mène jusqu’à Luc, serpente au milieu de bois et de tendres vallons en bordure de ruisseaux et nous offre quelques très belles vues dégagées, surtout dans la descente à travers bois jusqu’aux ruines du château de Luc où nous retrouvons    Jean-Marie et Dolly son épouse avec qui nos resterons jusqu’aux

 Alpiers. Ce château fut construit avant le XIIe siècle sur un emplacement celtique. Agrandi au fil du temps, il fut une imposante place forte militaire, l’une des plus importantes de la région, malheureusement démantelée vers 1630 sur ordres de Richelieu. Le temps le transforma en ruines, mais il fut classé « monument historique » en 1978.

Du sommet de sa tour, on bénéficie d’une vue remarquable sur la vallée de l’Allier, les sommets du Velay et du Vivarais et la chaîne des Puys. Et on peut admirer son imposante statue de la Vierge, décrite en ces mots par Stevenson « Luc (…) n’offrait d’autre attrait remarquable que le vieux château au-dessus avec ses sacrés cinquante quintaux de Madone toute neuve. A Rogleton le GR 70 continue tout droit en direction de La Bastide-Puylaurent, alors que Stevenson comme nous bifurquont à l’est pour se rendre à l’abbaye de Notre-Dame-des-Neiges. Fondée en 1850 et située à une altitude de 1 100 mètres, cette abbaye reçut Charles de Foucault comme novice. Elle impressionna fortement notre écrivain protestant, qui y fit halte 3 jours. Un sentier non balisé nous conduit jusqu’à l’abbaye,VEIT (l’allemand), est déjà arrivé.

Tous les cinq nous assistons à la célébration du soir avec la douzaine de moines restant à l’abbaye.

Le repas du soir et le déjeuner  préparés par des soeurs nous le prendrons les cinq plus un autre couple, une très bonne soirée et pour finir la vaisselle qui nous attend .il faut dire que pour le gîte et le couvert nous donnons une offrande et non une demi pension.

  • Jean- Marie KWIEK, retraité EDF d’origine polonaise victime d’un AVC trois ans plus tôt. 
  • Dolly retraité d’un magasin de haute couture.
  • Veit SPRENGER 35 ans habite à BERLIN  mais a fait des études au Chambon sur Lignon                                     

Notre chambre très rustique mais confortable dans en endroit unique nous renvoit à  nos méditations pour une nuit de calme et de sérénité.

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 Jour 5

 Jeudi : Notre Dame des Neiges / Les Alpiers, 30 kms

Un au revoir à VIET est nous repartons avec Jean-Marie et Dolly.

 Une grosse journée nous attend aujourd’hui, peut-être la plus rude de notre parcours. Mais autant nous avions été déçus par notre journée de la veille, autant celle-ci nous laissera un souvenir inoubliable. la Bastide, petite ville sans prétention que nous découvrons.

Peu après avoir quitter sans regret La Bastide, nous nous enfonçons dans une forêt de toute beauté, qui nous offre parfois de magnifiques panoramas. Après la forêt, la campagne verdoyante, nous grimpons, mais tout en douceur. Les choses se corsent vraiment à Estampe, où nous attend une rude pente Dolly en difficulté pour la montée  heureusement que Paul est là.

 A partir de ce momment, ce ne sont que montées ardues, descentes pentues, nouvelles montées, nouvelles descentes !

Mais le paysage est tellement beau, avec ses forêts de conifères et de feuillus, ses ruisseaux aux froides eaux gambadant à travers champs, ses jeux de lumière, sa sérénité. Et le clou du spectacle est certainement le panorama à couper le souffle que nous découvrons juste avant Les Alpiers, à la sortie du bois, la plus belle vue que nous ayons admirée depuis le début de notre parcours.

Nous quittons nos amis,la  pension de ce soir avec une famille et un couple de normands  que nous avions rencontré au refuge du Moure.

Aprés un repas bien arrosé nous rendons à notre chambre originale qui nous attend sous un tipis pour une nuit que nous pensions de tous repos, mais vers minuit du bruit dans le tipis nous réveille en sursaut ,un voleur est à l’intérieur;le temps que Paul allume sa torche l’intrus disparaît en fait il s’agissait d’une fouine qui s’est emparée des victuailles de nos sacs à dos mal fermés. Nous nous rendormons et au petit matin nous sommes réveillés par un chat  allongé à nos cotés.

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 Jour 6

vendredi 20 août : Les Alpiers / Le Pont-de-Montvert, 20 kms

Le chemin de Stevenson regagne bien vite les grands espaces aériens avec l’ascension septentrionale du Mont Lozère. Ascension plutôt banale mais malgré tout ardue jusqu’à la station du Mont Lozère, à 1416 mètres.

 D’après notre topoguide (et d’après ce que j’ai cru comprendre), c’est au sortir de la forêt que se situe la ligne de démarcation des eaux : les unes vers le Lot et l’Atlantique, les autres vers l’Alier et la Méditerranée.

 Le décor change alors, radicalement. Après les monts habillés d’arbres, des croupes dénudées ; après les couleurs tranchées et sombres des forêts, le mauve des bruyères, le vert jauni de l’herbe brûlée par le soleil, le gris doux des rochers sous le bleu pâle du ciel. Et ce vent qui ne cesse de souffler.Nos pas suivent la draille _ très ancienne voie de communication à travers les Cévennes empruntée par les troupeaux bien avant les randonneurs_ et sont guidés par les montjoies, ces grandes pierres fièrement dressées par les Anciens pour baliser les itinéraires.

Lors de la montée nous retrouvons la suissesse et Roger avec qui nos sympathiserons et ferons des morceaux d’étape jusqu’à St Etienne Vallée Française.

 Nous atteignons le Pic de Finniels (1699 mètres), point culminant du Mont Lozère et de notre randonnée. De là, l’ondulation des crêtes et des vallées se perd dans une brume bleutée ; au nord s’estompent les paysages que nous avons déjà parcourus, au sud se dessinent les Cévennes et nos futurs efforts.

 Le chemin de Stevenson n’est plus qu’une longue descente jusqu’au Pont-de-Montvert, à 892 mètres, au pied du Tarn. L’autre versant est moins venteux et les pins reprennent leurs droits. A la sortie des bois, au lieu de suivre le GR70 descendant jusqu’à Finiels. Un petit coin de paradis où, seuls au monde, Rieumal, qui nous mène tranquillement au Pont-de-Montvert en fin de journée. Le Pont-de-Montvert, on rentre de plein pied dans le Pays Camisard et ce, jusqu’à St Jean du Gard. Le Pont-de-Montvert revêt une importance toute particulière pour Stevenson car c’est ici même qu’éclata la guerre des Camisards, en 1702, avec l’assassinat, par l’un des principaux meneurs des camisards Pierre Séguier (dit Esprit), de l’abbé du Chayla (qui retenait prisonnier des camisards), puis l’exécution de ce même Esprit Séguier. Elle prit fin en 1710 avec l’exécution d’Abraham Mazel, autre chef camisard, mais le pays resta profondément protestant. Cassagnas (que nous traverserons plus tard) est d’ailleurs l’une des rares communes françaises à ne posséder aucune église mais un temple.

Au gîte du Chastel nous retrouvons les normands mais personne pour nous recevoir nous  nous sommes quand même installés, le responsable n’arrivent que le soir.

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 Jour 7

 Samedi: Le Pont-de-Montvert / Cassagnas, 29 kms

 La grimpée matinale est rude, très rude même, sous un soleil déjà généreux. Plus de deux heures de montée, agrémentées bien sûr de quelques descentes abruptes pour avoir le plaisir de mieux regrimper ensuite ! Une bonne partie de notre ascension s’effectue sous les conifères .

 Le passage de 892 mètres à 1421 mètres n’est donc pas des plus faciles, mais les paysages se méritent. Et le Signal du Bougès nous offre une vue à couper le souffle sur le Mont Lozère d’un côté, les Causses de l’autre.

le GR70 n’y passe pas car Stevenson (nous faisons encore une fois comme lui,) décida de ne pas suivre le tracé actuel de la Corniche des Cévennes pour se rendre directement à Cassagnas, qui aurait abrité un arsenal des Camisards.

Depuis la veille, nous constatons que la végétation a changé, comme le climat d’ailleurs qui est plus chaud. Nous découvrons le pays des châtaigniers, qui étaient essentiels dans l’économie locale du siècle dernier. Poussant entre 400 et 800 mètres d’altitude, il était nommé l’arbre à pain car il fournissait la nourriture et le bois des charpentes, des meubles, des piquets de vignes, des ruches….

 Pour information, le Parc National des Cévennes, dans lequel nous avons pénétré aux environs du Pont de Montvert, s’étend sur trois départements, la Lozère, le Gard et l’Ardèche et s’étale donc à la fois sur le Mont Lozère, les Causses, les Cévennes, les Gorges du Tarn, les Monts Aigual et Lingas…

 Avec ses 320 000 hectares environ, il est le seul parc national français à être implanté en moyenne montagne (de 380 à 1 700 mètres) .

Notre gîte à Cassagnas est une ancienne gare très bien restaurée avec la décoration digne d’un musée SNCF.la gare fait aussi fonction de camping où s’installent pour la nuit deux marcheurs  parisiens Sophie et Bruno avec qui nous finirons notre marche jusqu’à St jean du Gard.

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Jour 8

 Dimenche: Cassagnas / St Etienne Vallée Française, 23,5 kms
Nous empruntons ce matin l’ancienne route royale de Barre-des-Cévennes à St-Germain-de-Calberte, taillée à même le versant schisteux pour le déplacement des troupes royales lors de la guerre des camisards. Le chemin en corniche est une longue montée régulière, culminant à 1013 mètres au Dolmen et offrant au randonneur un panorama immense sur les paysages typiques de Cévennes. Nous nous arrêtons un temps pour une pause bien méritée devant un décor de crêtes onduleuses à l’infini, aux arrêtes très découpées, recouvertes de forêts de conifères où s’aperçoivent d’ici et là quelques feuillus. L’endroit où nous nous tenons est incroyablement calme et les roches de schiste .A voir, en chemin, un menhir et les vestiges d’une villa gallo-romaine. Nous retrouvons Sophie et Bruno avec qui nous aurons tout le temps de parler de choses et d’autres notamment nature, écologie et vie parisienne.

Sophie est professeur d’anglais et Bruno bibliothécaire et tous les deux très impliqués dans l’animation de leur quartier.

 Nous arrivons en milieu d’après-midi à Saint-Germain-de-Calberte, bourg typique des hautes Cévennes qui s’étage sur les pentes aménagées en terrasses jusqu’à un gardon encaissé (nom donné dans la région aux petites rivières ou torrents).

Le château de Saint-Pierre, à quelques kilomètres au nord, reconstruit pierre par pierre par Irène et Daniel Darnas et leurs enfants, une famille de courageux Lyonnais.

 Leur histoire est surprenante. En 1965, un ami leur donne les ruines de ce château, qu’ils décident de reconstruire en suivant au plus près les dessins d’origine. S’ensuit un travail titanesque : tous les week-ends et toutes les vacances et ce, malgré un accès très difficile (qui oblige au transport des matériaux à dos d’homme), les lieux sans eau et électricité et le scepticisme général, ils quittent Lyon pour venir reconstruire le château, pierre pas pierre. Le résultat de près de 40 ans d’efforts et de passion est époustouflant .Nous continuons donc tranquillement notre route sur ce chemin plutôt facile, mais sans grand intérêt, jusqu’à Saint Etienne Vallée Française.

Ce soir  nous partageons  avec Roger le gîte chez une dame qui fait aussi kiné et des massages à base de produits bio, Roger nous offre l’apéritif dans le seul resto du village puis nous dînons et passons ensemble une dernière soirée (bien arrosée) très agréable.

  • Roger 72 ans veuf cadre à la retraite habitant Lille d’apparence solitaire  mais se révèle  un personnage fort sympathique.

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 Jour 9

Lundi St Etienne Vallée Française: / St Jean du Gard, 11,5 kms

Au revoir à Roger nous retrouvons Sophie et Bruno pour débuter la difficile ascension du Mont Saint Pierre, qui nous fait passer de 224 mètres d’altitude sur les bords d’un gardon à 611 mètres. La montée, d’une bonne heure, est rude et nos 200 kms de marche ainsi que notre réveil se font durement ressentir.

 Nous sommes néanmoins récompensés par la vue dégagée sur les paysages typiques des Cévennes que nous connaissons bien maintenant : des sommets découpés, des pentes boisées et un ciel plus nuageux que d’habitude. Le Col Saint-Pierre marque l’entrée dans le Gard ; dernier casse-croûte en Lozère donc, à l’ombre des châtaigniers géants, avant de dévaler la pente rocailleuse vers St-Jean-du Gard.

 Le pays change encore  « méridionale » avec les Cévennes:de la vigne et du mûrier      (la soie ayant fait la fortune du pays au XIX siècle).

         Notre périple prend fin ici, à St Jean du Gard, comme il prit fin pour Stevenson, qui rejoignit Alès par diligence après avoir revendu sa compagne de route Modestine, dont il regretta la compagnie .nous profitons de ses derniers moments avec nos nouveaux amis dans un restaurant avant de prendre la navette qui nouss conduit à notre point de départ.

 

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